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Archéologie

 

Le Site d’Asa Koma situé à une trentaine de kilomètre du Lac Abbé, est une colline rouge comprennent une butte principale de forme arrondie et de deux appendices moins élevé à l’est et au sud.  On peut voir des constructions en pierre sèche: petites enceintes circulaires, plateformes rectangulaires parementées, tumulus, sont visibles en divers points. Ce Site a fait l’objet de plusieurs campagnes de fouilles. Daté du deuxième millénaire avant notre ère, il a fourni une abondance de mobilier: céramique décorée, industrie lithique, matériel de broyage, outils en os, poids de filet, éléments de parure. L’économie d’Asa Koma était fondée sur la pêche, la chasse (surtout au chacal, consommé par l’homme), l’élevage du bœuf et, sans doute, la cueillette de graminées. L’intérêt du Site est renforcé par la présence de deux tombes au sein même de l’habitat. L’étude du Site d’Asa Koma ne constitue qu’un des objectifs de recherches à Djibouti. Il serait du plus haut intérêt de découvrir d’autres Sites contemporains dans la plaine du Hanlé qui présentait très probablement, au deuxième millénaire et sans doute antérieurement, des conditions d’installations fortes proches de celles ont attiré ces premiers producteurs sur les rives du Lac Abbé. 

 

Réf: Journal des africanistes 66 (1-2) 1996 : 255-297 par Xavier GUTHERZ, Roger JOUSSAUME, Sylvie AMBLARD, GUEDDA MOHAMED

Le Site Archéologique d’HANDOGA se trouve à 13 Km à l’Ouest de Dikhil, sur la piste qui mène à As-Eyla. Découvert en 1939 et ou la première Publication avait été fait par AUBERT DE LA RUE dans la revue POUNT du à la plume de M. Luc KERN.
La position de HANDOGA par rapport aux plaines de GOBAAD et du HANLE, l’existence de pistes chamelières proches, induiraient à faire de ce Site un point de contacte et un relais entre l’antique port devenu aujourd’hui ZEÏLA et les régions intérieures certainement fort riches dans les temps Protohistoriques. Ce Site paraît jouir chez les autochtones de Dikhil de cette renommée qui s’attache, partout dans le monde, aux lieux ou dorment de très vieux souvenirs. On prétend qu’il fut trouvé un ou des trésors en pièces d’or antique. HANDOGA est caractérisé par la présence de nombreuses traces d’habitats d’un type spécifique curieux et d’une technique constructive originale et assez savante. De l’abondance de matériels répondus sur ce site à savoir du Lithiques, céramiques, de très nombreux fragments de meules en basalte, du matériels d’importation tel que des objets en verre, et ressèment la découverte de la pratique de la sidérurgie.
Le site de HANDOGA est de première importance du point de vue Archéologique. Il révèle une civilisation africaine originale, encore inconnue semble-t-il, dont la mise au jour ouvrira un chapitre nouveau de l’histoire de la corne de l’Afrique.    

 

Réf : Pount 4ém année N° 16 Dépôt légal n° 17- 1er trimestre 1982-par R-GRAU.   

LES GRAVURES D’ABOURMA
Un site exceptionnel

Au cœur de la République de Djibouti, le Site d’Abourma conserve des trésors d’art rupestre depuis 5000 ans. Les archéologues y ont notamment découvert la plus ancienne scène de conflit armé de toute la Corne de l’Afrique.

Située au nord-ouest du Massif du Day et à 30 Km de Randa, bourgade la plus proche, et dans la région de Makarassou, le Site d’ABOURMA  fut découvert en 2005, lors d’une prospection systématique de la région. Il ce développe sur environ 3 Km de falaises basaltiques au pied desquelles de nombreux blocs se sont éboulés. Il est actuellement  le plus riche en gravures signalé sur le territoire de la République de Djibouti. Sur prés de 400 m de falaise à été effectué, 109 scènes gravées. Les antilopes sont représentées dans 72 de ces scènes, les bovins dans 60, les autruches dans 16, les girafes dans 14 et les chasseurs à l’arc dans 25. Ces derniers sont associés à une faune sauvage constituée d’antilopes diverses, d’autruches et de girafes, mais il peut s’agir parfois de scènes de combat à l’arc entre deux groupes humains. D’énigmatiques signes de bovinés stylisés et quelques chameaux ont également été gravés sur les parois basaltiques. Tous ces dessins sont l’œuvre des populations qui se sont succédé dans le temps. Qui sait si Abourma, ne représentait pas des hauts lieux ou les populations se réunissaient à certaines occasions de l’année. L’étude du site d’Abourma apportera une contribution importante à la connaissance des différents styles rupestres, et plus largement des sociétés néolithiques de cette grande région de l’Est africain.

 

Réf : Archéologia N°464-Mars 2009-par Benoît POISBLAUD.  

Le site de Chekheyti Issie 3 (CKI-3

Dans les années 1980, les recherches archéologiques menées en République de Djibouti ont permis d’établir la présence des hominidés anciens dans cette région de la Corne de l’Afrique, avec la découverte du site de dépeçage à éléphant de Barogali par J. Chavaillon et A. Berthelet et la mise au jour d’un maxillaire « d’Homo erectus /sapiens  » par l’équipe de L. de Bonis. Les recherches sur le Paléolithique en République de Djibouti se sont ensuite interrompues.
En 2007, de nouvelles prospections dans la région du Gobaad menées par la Mission archéologique et paléontologique Afar Djibouti (MAPAD) ont conduit à la découverte de plusieurs sites archéologiques et paléontologiques anciens. Parmi eux, trois sites livrent en surface de riches concentrations de pièces lithiques qui, selon un bilan préliminaire, peuvent être attribuées à une expression de l’Oldowayen. Le site de Chekheyti Issie 3 (CKI-3), en particulier, s’étend sur plus de 100m2 et livre en surface une abondante industrie lithique, en association spatiale avec les restes fossilisés d’un hippopotame. Plusieurs pièces lithiques ont pu être remontées entre elles, suggérant que ce site a été peu perturbé depuis sa formation et sa mise au jour. La poursuite des recherches sur le terrain et, en particulier, la fouille et l’étude du site de CKI-3 pourront apporter de nouveaux éléments sur le mode de prédation (par chasse ou charognage) des grands herbivores par les hominidés anciens. Plus généralement, l’ensemble des nouveaux sites découverts dans le Bassin du Gobaad offrent l’opportunité d’étudier la diversité des comportements techniques et des stratégies de subsistance au Pléistocène inférieur, à une échelle à la fois intra- et interrégionale.

Réf: Comptes Rendus Palevol Volume 8, numéro 5 pages 481-492 (juillet 2009) Par: Sonia Harmand a,, David DeGusta b, Ludovic Slimak c, Jason Lewis b, Stephanie Melillo d, Ilsa Dohmen b, MOHAMED OMAR ISMAËL

 

 

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