•  Le Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, son Excellence Dr.Nabil Mohamed Ahmed à la cérémonie d'acquisition des livres scientifiques au CERD.
  •  Une équipe du CERD à la conférence internationale sur le développement des énergies renouvelables à Djibouti: Atouts et opportunités. 21 octobre 2018
  •  Conférence Internationale: DJIBOUTI DANS LE MONDE DU 21E SIÈCLE. UNE TERRE D’ACCUEIL, UN TERRITOIRE DE TRANSIT, UN ÉTAT EN TRANSITION.
  •  Visite de son Excellence Larry E. André Ambassadeur des USA et de Merry Walker Attaché Economique dans les différents laboratoires du CERD.
  •  Visite du Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) à Djibouti Mr. Philippe COLLIGNON et de Mr. Alban SCHEWERER expert de l’AFD dans les différents instituts du CERD.

« Le système nominal et l’acte de nommer dans les langues couchitiques et sémitiques parlées dans la Corne de l’Afrique »

organisé par L’Institut des Langues du Centre d’Étude et de la Recherche (CERD), le 13 décembre 2018 à Djibouti.

Résumé:

Il s’agira lors de cette journée d’aborder la question des système nominaux et l’acte de nommer dans les langues couchitiques et sémitiques parlées dans la Corne de l’Afrique.

a) Les systèmes nominaux dans les langues couchitique et sémitiques parlées dans la Corne de l’Afrique

La journée d’étude sera axée sur la question des systèmes nominaux dans les langues couchitiques et sémitiques parlées dans la Corne de l’Afrique dans une perspective comparatiste ou typologique.

Ainsi, sans que la liste soit exhaustive, les communications pourront porter sur les thèmes suivants : - Les substituts nominaux, - les procédés de dérivation nominale, - la formation du pluriel des noms, - la composition nominale - la détermination nominale.

b) L’acte de nommer dans la littérature orale de la Corne de l’Afrique

L’étude des anthroponymes est un champ d’étude assez vaste qui intéresse les ethnologues et les anthropologues mais aussi les linguistes et les logiciens. Si pour les premiers, le nom permet d’identifier les individus en les classant (Lévi-Strauss, 1963), pour les seconds, il les désigne, tel un déictique, et les singularise (Benveniste, 1976). Bromberger (1982) objectera aux uns et aux autres que d’un côté le nombre relativement réduit de noms dans une communauté ne permet pas une identification univoque, et que de l’autre, en tant au critère classificatoire, la diversité des systèmes anthroponymiques des différentes sociétés le rend caduc. En effet, les Mosi du Burkina Faso (anciennement Haute-Volta) étudiés par Houis (1963) ne sélectionnent pas leurs noms dans un stock existant mais les forgent, rendant infinie la possibilité de créer de nouveaux noms. Il y a pour ainsi dire autant de noms communs que de noms propres, l’individu ayant la possibilité d’avoir son nom propre.


Toutefois, une chose est sûre, nommer est un acte universel qui intervient quelques jours voire quelques semaines après la naissance de l’enfant. Chaque société attribue un ou plusieurs noms au nouveau venu. C’est aussi un acte fondamental d’agrégation sociale par lequel l’enfant né est intégré dans la communauté (Bromberger, 1982). Ainsi, certaines sociétés ne donnent pas de nom au mort-né, pour d’autres c’est l’étranger, le marginal ou l’esclave qui n’en possède pas (Zonabend, 1977). Dans les sociétés de l’écrit, la vie des gens est conditionnée par l’établissement de papier d’identité et donc d’attribution de nom, sans lequel la personne disparaît au regard de la loi. L’absence de la dation du nom signifie par conséquence la non-existence de ces êtres par rapport au reste du groupe social.


Dans les sociétés africaines, l’acte de dation va au-delà d’une simple identification, on peut même affirmer que cet objectif reste secondaire, les Somalis disent à ce propos que « l’acte de nommer n’est gratuit ». C’est un moment privilégié pour les donateurs, souvent les parents, qui expriment leur sentiment, ce qu’ils veulent transmettre à leur enfant (leur histoire, leur prière ou leur louange) mais aussi pour le prémunir au mieux face à l’adversité de la vie. Le nom est donc « une parole messagère qui dit autant celui qu’elle désigne que celui qui l’a émise au départ, de celui qui a choisi le nom » (Leguy et Lemercier, 2006 : 7). Ce message peut avoir pour destinataire le porteur mais peut être également adressé à une tierce personne en signe de contestation, le porteur n’étant que le véhicule de ce message. Enfin, il peut être destiné aux forces invisibles ou aux esprits malfaisants pour les conjurer et atténuer leur effet néfaste sur le nouveau-né, d’où l’usage de nom secondaire ou de sobriquet, le premier nom, très peu usité devenant caduc. Il n’est pas rare de rencontrer dans certaines sociétés en Afrique quelqu’un répondant au nom de « dépotoir, ordure » ou « déchet ». Désigné ainsi, la mère espère détourner de son enfant le pouvoir de ces forces occultes.


Voie d’agrégation et de reconnaissance sociale, terme d’identification universellement pratiqué, identifiant sans lequel on n’existe pas ou espace de création poétique pour louer son enfant ou lui fabriquer une protection, le nom remplit tour à tour toutes ces fonctions.


L’objectif de cette journée d’étude est de ramener la thématique de l’anthroponymie dans la région de la Corne d’Afrique et d’en étudier les axes suivants :


- Observer quels sont les systèmes anthroponymiques mis en place ? A quels critères sont-ils soumis ? Quelles stratégies déterminent l’acte de dation et quels en sont les enjeux ?

- L’intérêt porté à l’étymologie (origine locale ou étrangère) ou l’évolution à la fois dans l’espace et dans le temps. Quelles en sont les influences et y a-t-il un phénomène de mode ?

- Quelles sont les instances (parents, grands-parents, prêtre ou imam…) qui les attribuent et leur hiérarchie.

- La signification et la portée des noms.

Les propositions de communication (résumé de 3000 signes environ, obligatoirement avec quelques références bibliographiques) doivent être envoyées avant le 1er août 2018 à l’adresse suivante : laqdesnev@gmail.com et fatoumamahamoud70@yahoo.fr

Elles seront évaluées par les membres du comité scientifique.

Un résumé et le texte de communications en vue de la publication devront être en :

- Format : Word

- Polices : Times New Roman, taille 12

- Interligne : simple

- Exemples en italiques. Les gloses des exemples sont obligatoires.

Langues de la journée d’étude : français et anglais

- Noms et affiliation institutionnelle du chercheur

- Coordonnées (Email et téléphone)

- Statut au sein de l’institution

- 30 juillet 2018 : date limite de réception des propositions,

- 30 août 2018 : notification d’acceptation,

- 30 octobre 2018 : réception des textes de communication (10 à 15 pages maximum) et envoi des billets d’avion,

- 30 novembre 2018 : diffusion du programme définitif.

Les communications seront d’une durée de 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion. Après acceptation par le comité scientifique, les textes des communications feront l’objet d’une publication dans un numéro de la Revue du Centre d’Etude et de la Recherche de Djibouti en 2019.

- Mme Marie-Claude Simeone-Senelle

- M. Mauro Tasco

- M. Mustafa Feyruus

- Mme Fatouma Mahamoud

- M. Mohamed Hassan

- Mme Fatouma Mahamoud

- M. Mohamed Hassan

- M. Moubarak Ahmed

- M. Saleh Mohamed

- Mme. Samia Elmi

 

 

 

 

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